Lundi 18 avril 2005
Samedi dernier, plus de 200 citoyennes et citoyens se sont réunis pour demander une Europe sociale, féministe, démocratique, laïque et écologique. Le mot d'ordre était : "Pour un NON de gauche". L'ambiance était chaleureuse et trois grands débats ont eu lieu.


Samedi 16 avril 2005 - Patronage Laïque, 72 avenue Felix Faure 75015 Paris

Trois grands débats ont eu lieu :

Tout d'abord, l’Europe de la Constitution n’est pas celle des droits des femmes, animé par Christiane Marty, membre du conseil scientifique d'ATTAC et co-auteure de "Quand les femmes se heurtent  à la mondialisation".

Puis l’Europe de la Constitution n’est pas celle de la paix, animé par Didier Billion, chercheur en Relations Internationales.

Et enfin, l’Europe de la Constitution n’est pas celle des droits sociaux, animé par Hélène Adam, Secrétaire Fédérale SUD-PTT et Gérard Filoche, rédacteur en chef de Démocratie et Socialisme.

Au cours de chaque débat, après une brève introduction de l'animateur, la parole a été donnée aux citoyennes et aux citoyens du 15e.

Avant le verre de l'amitié, la réunion a été conclue par les interventions de représentants des associations et organisations politiques participant au Comité pour un Non de Gauche Paris 15e :
- Véronique Sandoval, Vice-Présidente du Conseil National du PCF
- Eric Coquerel, Président du MARS
- Christian Dallay, socialiste du 15e arrondissement
- Lucien Jallamion, Délégué national au monde du travail, MRC
- Stéphane Landry, socialiste du 15e arrondissement
- Emmanuel Dupuy, Co-président de la Coordination Nationale de la Gauche Républicaine
- Christian Picquet, membre du Bureau Politique de la LCR
- Michelle Dessenne, Secrétaire Générale d'Attac France
- Hélène Adam, Secrétaire Fédérale SUD-PTT

Patronage Laïque, 72 avenue Felix Faure 75015 Paris - Samedi 16 avril 2005
Par administrateur - Publié dans : Actions et débats
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Jeudi 7 avril 2005
Des explications cachées, mais qui en disent long !

Vous avez fini de lire les 448 articles du projet de Constitution Européenne ? Ne vous réjouissez pas trop vite. Vous n'avez fait qu'une petite moitié du chemin à parcourir pour connaître l'ensemble du projet ! Il vous reste en effet à lire les annexes L'une d'entre elles comporte des "explications" de la Charte des Droits Fondamentaux. Et ces explications réduisent fortement la portée ou contredisent purement et simplement la Charte des Droit Fondamentaux qui est pourtant présentée par les tenants du "oui" comme "le texte le plus avancé qui ait jamais été écrit en faveur des citoyens de l'UE".

Le projet de Constitution Européenne ne comporte pas seulement 349 pages et 448 articles. S'y ajoutent en effet deux Addendum. Le premier, intitulé : "Protocoles et annexes I et II annexés au traité établissant une Constitution pour l'Europe" totalise 382 pages et le second, intitulé "Déclarations à annexer à l'acte final de la Conférence intergouvernementale et acte final" totalise 121 pages.

Les annexes et protocoles font partie du Traité

Cela fait donc un total de 852 pages ! Bien que cela soit un peu fastidieux, il est recommandé de lire intégralement ces deux Addendum qui font partie intégrante du projet de Constitution comme nous l'indique l'article III-442, du projet de Constitution Européenne : "Les protocoles et annexes du présent traité en font partie intégrante".

Dans le second Addendum, on trouve un document très intéressant : la "Déclaration N°12" qui comprend des "explications" de la Charte des Droits Fondamentaux.

Des "explications" de la Charte qui n'ont pas de valeur juridique …

Dans ces "explications" on lit :"Les explications qui figurent ci-après ont été établies initialement sous la responsabilité du praesidium de la Convention qui a élaboré la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne. Elles ont été mises à jour sous la responsabilité du praesidium de la Convention européenne, ..."
Puis :"Bien que ces explications n'aient pas en soi de valeur juridique, elles constituent un outil d'interprétation précieux destiné à éclairer les dispositions de la Charte."

Ces explications n'ayant pas de valeur juridique, et bien qu'elles aient un caractère "précieux", le lecteur qui pense avoir bien compris la Charte des Droits Fondamentaux (Partie II du projet de Constitution), pourrait imprudemment décider qu'il n'est indispensable de les lire.

Mais ces "explications" seront dûment prises en considération par les juridictions !

En effet dans le texte de la Constitution on lit, à l'intérieur du Préambule de la Partie II :"la Charte sera interprétée par les juridictions de l'Union et des États membres en prenant dûment en considération les explications établies sous l'autorité du praesidium de la Convention qui a élaboré la Charte et mises à jour sous la responsabilité du praesidium de la Convention européenne."

Et, si on n'avait pas bien compris, l'article II-112, alinéa 7, de ladite Constitution rappelle :"7. Les explications élaborées en vue de guider l'interprétation de la Charte des droits fondamentaux sont dûment prises en considération par les juridictions de l'Union et des États membres."

Ces explications ont donc bien une "valeur juridique" indéniable ! Il faut bien les lire !

Et lorsqu'on entreprend la lecture détaillée, on se rend compte que ces explications viennent souvent contredire ou réduire considérablement la portée du texte de la Charte des Droits Fondamentaux qui constitue la Partie II du projet de Constitution. Examinons quelques-unes de ces explications.

Derrière la liberté, se cache la repression …

L'article II-66 du projet de Constitution dispose que :"Toute personne a droit à la liberté et à la sûreté."
Mais les explications prévoient qu'une personne peut être détenue si elle est "un aliéné, un alcoolique, un toxicomane, ou un vagabond". (article 6)

L'article II-72 s'intitule "Liberté de réunion et d'association".
Mais les explications y prévoient des "restrictions légitimes ", imposées "par les membres des forces armées, de la police ou de l'administration de l'État" (article 12)

L'article II-67 du projet de Constitution dispose que :"Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de ses communications."
Mais les explications prévoient que des ingérences de l'autorité publique dans la vie privée sont envisagées "au nom de la sécurité", mais aussi, de manière plus inattendue, au nom "du bien-être économique du pays" ou encore de "la morale" (article 7).

Pas de peine de mort, sauf si …

L'article II-62 du projet de Constitution dispose que :
"1. Toute personne a droit à la vie.
2. Nul ne peut être condamné à la peine de mort, ni exécuté.
"
Mais dans les explications (article 2), on peut lire :
"La mort n'est pas considérée comme infligée en violation de cet article dans les cas où elle résulterait d'un recours à la force rendu absolument nécessaire:
a) pour assurer la défense de toute personne contre la violence illégale;
b) pour effectuer une arrestation régulière ou pour empêcher l'évasion d'une personne régulièrement détenue;
c) pour réprimer, conformément à la loi, une émeute ou une insurrection."

Si l'on comprend bien ces explications, la police pourrait donc tuer un voleur de pommes qui s'enfuit ou tirer sur les manifestants.

Pas d'expulsions collectives, sauf si elles sont en plusieurs fois …

L'article II-79 du projet de Constitution est ainsi rédigé :"Protection en cas d'éloignement, d'expulsion et d'extradition
1. Les expulsions collectives sont interdites.
2. Nul ne peut être éloigné, expulsé ou extradé vers un État où il existe un risque sérieux qu'il soitsoumis à la peine de mort, à la torture ou à d'autres peines ou traitements inhumains ou dégradants.
"
On peut donc penser que la partique des "charters" est abolie.
Mais dans les explications (article 19), on peut lire :"Le paragraphe 1 de cet article a le même sens et la même portée que l'article 4 du protocole additionnel no 4 à la CEDH en ce qui concerne les expulsions collectives. Il vise à garantir que chaque décision fait l'objet d'un examen spécifique et que l'on ne pourra décider par une mesure unique d'expulser toutes les personnes ayant la nationalité d'un État déterminé (voir aussi l'article 13 du Pacte sur les droits civils et politiques)."Après ces explications, on comprend qu'il est interdit d'expulser toutes les personnes d'une même nationalité en une seule fois. Mais en plusieurs fois, c'est possible !

Il se confirme donc qu'il est fortement recommandé de lire intégralement ces "Explications" qui n'ont "pas de valeur juridique" d'après le Préambule mais qui doivent etre prise "dûment en considération" par les juridictions (article 52 des explications et II-112 du projet de Constitution) !!!

Télécharger cette Déclaration N°12 qui comprend des "explications" de la Charte des Droits Fondamentaux. Elle a été reformatée en 18 pages (au lieu de 72) pour une meilleure lecture.
Télécharger cet article Des explications cachées, mais qui en disent long ! si vous voulez l'imprimer.
Par administrateur - Publié dans : Opinions
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires - Recommander
Vendredi 18 mars 2005
Samedi 16 avril 2005 de 14 h à 20 h

Patronage Laïque, 72 avenue Felix Faure 75015 Paris Métro Boucicaut ou Bus 62

3 thèmes seront abordés :

14h - 15h30 : L’Europe de la Constitution n’est pas celle des droits des femmes
15h30 - 17h : L’Europe de la Constitution n’est pas celle de la paix
17h - 18h30 : L’Europe de la Constitution n’est pas celle des droits sociaux

Conclusion des 6 heures par les interventions de représentants des associations et organisations politiques participant au Comité pour un Non de Gauche Paris 15e : Attac, LCR, MARS, MRC, PCF, Socialistes.

Convaincu(e), encore indécis(e), Venez nombreuses et nombreux vous informer !
Par administrateur - Publié dans : Actions et débats
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Mardi 15 mars 2005
Des citoyennes et citoyens du 15e arrondissement ont décidé de créer un COMITE pour un NON de GAUCHE au projet de Constitution Européenne et lancent l’appel suivant :

Nous ne nous reconnaissons nullement dans ce Traité Constitutionnel, fruit du travail de parlementaires et personnalités nommés et non élus, qui ne représente en rien l’Europe sociale, féministe, démocratique, laïque et écologique à laquelle nous aspirons.

Nous disons NON à cette Constitution :
• qui grave dans le marbre le néo-libéralisme comme modèle économique, le but de l’Union Européenne étant « le marché intérieur où la concurrence est libre et non faussée », terme répété à satiété tout au long du texte,
• où la notion de Services Publics laisse définitivement la place à celle de « Services d’Intérêt Economique Général », soumis aux règles de la concurrence, entérinant l’objectif de rentabilité financière à la place de celui d’utilité sociale,
• où la politique de défense de l’Europe est placée sous l’égide de l’OTAN, fer de lance de la politique militaire et extérieure des Etats-Unis,
• qui maintient à distance le citoyen des choix politiques effectués par la Commission et le Conseil des ministres de l’Union européenne, le Parlement Européen ne disposant toujours pas du pouvoir de proposer des lois,
• qu’il sera quasiment impossible d’amender, la règle de l’unanimité étant requise. Cette Constitution, si elle est acceptée, primera sur le droit des états membres et présentera un véritable recul sur certains aspects essentiels : même le « droit au travail » fi gurant au préambule de la Constitution Française se voit remplacé par un vague « droit de travailler ».

Voter NON ne provoquera en aucun cas le chaos annoncé par le pilonnage médiatique des partisans du oui. Voter NON est un préalable nécessaire pour réorienter la construction européenne pour une Europe sociale, solidaire et indépendante.

Nous refusons d’être associés aux “non” de droite ou xénophobes ancrés dans un chauvinisme dépassé condamnant l’Europe qui, bien au contraire, doit s’ouvrir sur le monde et permettre des échanges plus équilibrés entre le Nord et le Sud.

Ce comité associe des habitant(e)s du 15e arrondissement, des personnes qui y travaillent et des militant(e)s de différentes associations et organisations politiques.

Il se donne pour objectif de rassembler celles et ceux qui se reconnaissent dans le présent appel et de permettre l’expression d’un NON de Gauche lors du référendum, notamment en faisant connaître le véritable contenu et les enjeux du vote sur le projet de Constitution Européenne.

Il se rattache à l’Appel des 200, « Dire Non au Traité Constitutionnel, pour construire l’Europe », lancé par la Fondation Copernic.

Voir la liste des premiers signataires de cet appel.
Par administrateur - Publié dans : Infos générales
Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires - Recommander
Mardi 15 mars 2005
Premiers signataires de cet appel :
Ali ALGLUL, Jean AUZILLEAU (retraité, Attac 15e), Jean BACHELERIE, Nelly BARNEAUD (MRC), Elisabeth BERARD, Didier BILLION (chercheur), Simon BOREL, Claudine CAREL (traductrice, syndicaliste), Jean CHAMBRUN (LCR), Karim CHERIF, Christian CHOLLOT (informaticien), Raymonde CONTENSOUS (P.C.F.), Etienne COUPPÉ, Danièle De CHAMBRUN (directrice d’école), Alain CROUZET (kinésithérapeute, peintre), Aline Renée CROUZET (responsable d’associations), Christian DALLAY (socialiste), Andrée DARVESBORNOZ (ancienne internée résistante guerre 40-44), Michel DELACHAIR (socialiste), M. DELESCURE, Alice DEPREZ, Roger DEPREZ, Laurent DESANTI, Nelly DETRE (Attac), Emmanuel DUPUY (CNGR), Joëlle ELLERT (Conseillère du 15e, MARS), Roger ESMIOL (militant CGT, Ministère de l’Equipement), Martine FERRAND (Attac), Jérémie FOA (enseignant), Chantal FORGE, Michel FRAYSSE (syndicaliste), Raymond GALINSKI, Françoise GIBOTEAU (cadre supérieur Fonction publique), Danièle GOULET, André GRECIET Florent GRIMALDI (ingénieur motoriste), Martin JOUANNEAU (instituteur), Joël JOVET (ingénieur télécommunications), Stéphane LANDRY (dirigeant de PME, socialiste), Diane LE BEGUEC (CNGR), Gérard LEGRALL (imprimeur), Yann LE VOT (webmestre, syndicaliste), Colette LEROUX (socialiste), Jean LEROUX (socialiste), Gaël MAHÉ, David MARZIANO (cheminot syndicaliste), Stefania MASTRONICOLA, Alice MELIS, Guy MELIS (socialiste), Jacqueline MONTZIOLS, Stéphane MOULINET (militant anti-capitaliste), Edith NIEL (retraitée), Paul NIEL (retraité), Arnaud ONDARS, Claude PASCAL, Béatrice PIETRI, Alain POINTILLART (militant CGT), Eric POIRIE (Attac, CGT INSEE), Bernard PRETET (socialiste), Emmanuel PRUSKER (militant altermondialiste), Françoise PUJOL, Michel PUJOL, Léo RODRIGUEZ (socialiste), Gilles SABATIER (Attac), Véronique SANDOVAL (Conseillère du 15e, P.C.F.), Alain TEISSONNIERE, Cécile TESSIER, Frédéric VIALE (militant altermondialiste), Hervé VULLION (syndicaliste Equipement),…
Par administarteur - Publié dans : Infos générales
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander

Qui sommes nous ?

Nous sommes un collectif unitaire rassemblant des habitant(e)s du 15e arrondissement, des syndicalistes et des militant(e)s des associations et organisations politiques suivantes : Attac, LCR, MARS, MRC, PCF, Socialistes.
Ce collectif Rattaché à l’Appel des 200 lancé par la fondation Copernic.

Voir l'appel à un NON de gauche - Paris 15e
Voir la liste des signataires
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus